24 AVRIL 2016
5E DIMANCHE DE PÂQUES
UN COMMANDEMENT TOUJOURS NOUVEAU!
PAROLE DE DIEU DE CE DIMANCHE:
"Voici que je fais toutes choses nouvelles..." Apocalypse 21, 5a
"Je vous donne une commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres...." Jn 13, 31-33, 34-35.7

VOICI MA RÉFLEXION POUR CE DIMANCHE SUITE À CETTE PAROLE DE DIEU.

Dans l’évangile de ce 5e dimanche de Pâques 2016, il y a un mot qui me semble important et que nous retrouvons dans cette phrase prononcée par Jésus :
« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés… » Quel mot est-ce- que je trouve important? C’est le mot « nouveau ». Peut-être vous demandez-vous : « Pourquoi trouve-t-il ce mot si important? ». Bien voici ma réponse…

Ce commandement, il était vraiment nouveau pour les disciples à qui Jésus s’adressait parce que toute leur vie était encore régie par une vieille loi que nous retrouvons dans le livre de l’Exode et du Lévitique et qui disait :
« Œil pour œil, dent pour dent, coup pour coup… « Ce qui veut dire : Quand quelqu’un te fait un mauvais coup, tu peux lui en faire un toi aussi…mais pas plus que un…

Jésus propose quelque chose de complètement nouveau, il invite les disciples à vivre maintenant selon la loi de l’amour. Ce commandement, il était nouveau parce que l’amour renouvelle toujours celui ou celle qui aime, celui ou celle qui est aimé. C’est pourquoi dans la lecture tirée de l’Apocalypse, saint Jean déclare : « Voici que je fais toute chose nouvelle… «

Enfin, si l’amour est transformant pour les personnes, il peut être source de renouveau également pour toute une communauté. Jésus dit : « Ce qui montrera que vous êtes mes amis, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » D’ailleurs l’amour vécu dans la première communauté chrétienne était tout un témoignage. Les gens qui voyaient cette communauté ne pouvaient faire autrement que de dire avec émerveillement :« Mais, regardez-les, mais voyez comme ils s’aiment! », et cet amour leur donnait le goût de rejoindre cette communauté.

On peut se demander :
Est-ce que ce commandement est encore « nouveau » pour nous qui venons d’entendre ces mots prononcés il y a plus de 2000 ans?

Moi je crois que oui!
Ce commandement est toujours « nouveau »parce que la vieille loi du talion qui régissait la vie des humains n’est peut-être pas complètement disparue de nos cœurs et dans la vie du monde. Il en reste des vestiges. Pour nous en convaincre, il s’agit de penser simplement aux premiers sentiments qui montent en nous lorsque nous sommes victimes d’insultes. N’est-ce pas des sentiments de vengeance, de colère? Si nous pensons aux relations qui existent entre les pays, est-ce que ce n’est pas encore bien souvent l’esprit de domination qui règne à la place de l’amour? Pensons au terrorisme qui semble de plus en plus vivant.

Ce commandement de l’amour est toujours « nouveau » parce qu’il est la route qui conduit encore aujourd’hui à un bonheur véritable, un bonheur durable. Jean Vanier dit : « Rien n’aide plus quelqu’un à grandir que le sentiment d’être aimé ». Les personnes qui à chaque jour de leur vie, s’efforcent d’aimer grandissent en humanité et aussi en sainteté. Elles deviennent des créatures complètements nouvelles et contribuent à renouveler les personnes qu’elles aiment.

Qu’est ce qui fait briller le soleil, les étoiles dans les yeux et le cœur d’un vieillard abandonné, d’un enfant violenté, d’une femme violée, d’un prisonnier, d’une personne mise de côté pour toutes sortes de raisons? N’est-ce-pas un regard plein de bienveillance, une main tendue, un sourire chaleureux.

Ce commandement, il est « nouveau » aussi pour la vie de nos communautés. Il arrive parfois que nous aimons fréquenter telle ou telle paroisse plutôt qu’une autre. Les raisons de ce choix peuvent être nombreuses mais la principale raison, n’est-ce-pas parce que nous y ressentons de l’amour?

Que ce soit pour chacune et chacun de nous, que ce soit pour la communauté, l’amour véritable parle beaucoup plus fort que toutes les paroles, les discours que nous pouvons faire sur l’amour. Jules Beaulac, écrit ceci dans son commentaire des textes de ce dimanche :

« Quand les gens diront de nous, de notre vivant où à notre mort : c’est une personne profondément bonne, ils auront tout dit et il restera toujours, dans notre cœur et au bout de nos mains quelque souvenir actif de notre personne. N’est-ce pas ce qui restait de Jésus dans le cœur des disciples : Il a passé en faisant le bien. »

Seigneur, aide-nous à grandir dans l’amour. Amen

HERMEL LAHEY, PTRE
24 avril 2016.

réflexions quotidiennes (Hermel Lahey)

CARÊME 2016 : DANS LA JOIE DE TON ALLIANCE
MERCREDI 17 FÉVRIER 2016
DES SIGNES POUR CROIRE…

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, on voit la foule qui demande à Jésus ...pour croire en lui de leur donner des signes de sa puissance. Pourtant ils voyaient Jésus en chair et en os devant eux, ils pouvaient lui toucher, ils avaient peut-être été témoins de guérissons, de libérations accomplies par Jésus mais ils ont de la peine à croire, à reconnaître qu’en lui, c’est le Dieu de l’Alliance qui est tout près d’eux. Jésus est désolé devant leur manque de foi. Il leur parle d’une étrangère dans l’histoire, la reine de Saba, qui a fait une longue route pour rencontrer Salomon et découvrir sa sagesse. Il leur parle aussi des habitants d’une très grande ville Ninive, qui ont accueilli et obéi à Jonas qui les appelait à se convertir alors qu’eux ont devant leurs yeux Dieu en personne. Jésus s’est toujours heurté au manque de foi de ses contemporains. Il dira : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu tout ce que vous voyez… » Moi, je crois que Jésus parlait de nous en prononçant ces mots et ce matin il nous invite à ne pas nous sentir coupables si parfois on en voudrait des signes de sa présence. Il nous dit qu’il est là dans tous ceux et celles qui nous forcent à aimer, qui nous amènent à ouvrir les yeux et le cœur devant les injustices et le déséquilibre grandissant entre riches et pauvres. Il nous invite à reconnaître sa voix à travers celle toute petite qui nous dit à chaque matin : « Je t'aime, je suis avec toi, tu devrais changer tel ou tel comportement, tu devrais faire tel ou tel démarche…n’hésite pas, laisse-toi entraîner par l’amour… ». Accueillons les signes que Jésus nous fait…
Bonne journée!
Hermel Lahey, ptre

 

SAMEDI LE 13 FÉVRIER 2016
LE VRAI JEÛNE PEUT TRANSFORMER LE MONDE!

Le prophète Isaïe ce matin continue à nous faire la description d'un jeûne qui selon moi peut... renouveler notre vie et même celle du monde.
Voici sa pensée: "Si tu fais disparaître le geste de menace, les paroles qui font mal, si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et l'obscurité sera comme la lumière du midi. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent pas..."
Voilà un jeûne qui est beaucoup plus grand que de simplement se priver de quelques éléments que nous aimons. Jeûner, c'est décider de travailler sur soi-même afin de changer des comportements qui nuisent à soi et aux autres, des comportements qui empêchent la vie de s'épanouir en nous et chez les autres...Jeûner c'est laisser le Dieu de l'Alliance, le Dieu de l'amour nous transformer comme il a transformé Matthieu, le collecteur d'impôts en un disciple extraordinaire qui nous a donné le premier Évangile.
Oui, jeûner comme nous le propose Isaïe en union avec tous ceux et celles qui entendent le même appel et s'y engagent, c'est contribuer à illuminer notre monde.
Je vous souhaite une belle fin de semaine qui nous invite en la St-Valentin à renouveler nos amitiés et notre amour.

Bonne fin de semaine!

Hermel Lahey, ptre.

JEUDI 11 FÉVRIER 2016: JOUR 1 CARÊME 2016
CHOISIR LA VIE?

Pour cette première journée de notre carême 2016, le premier texte de la Parole de Dieu de la messe qu...i nous vient d'un livre très ancien de la Bible, le Deutéronome est une perle.

Ce texte nous invite à faire un choix qui est à renouveler à chaque matin de nos vies. Voici ce choix: " Je te propose aujourd'hui de choisir soit la vie ou la mort et le malheur..." Le texte nous explicite par la suite ce choix à refaire constamment. Il nous dit que si nous choisissons de nous laisser guider par nos désirs uniquement humains comme la recherche des biens matériels, si nous pensons que l'important, c'est de faire passer à tout prix nos idées, si nous sommes heureux lorsque nous nous imposons aux autres par la force de notre personnalité ou de notre caractère...nous pouvons être heureux pour un certain temps mais ça ne dure pas parce que toutes ces réalité ne font que passer.

Par contre, si nous nous laissons guider par tout ce qui vient de Dieu, si nous marchons en suivant le grand commandement de Dieu qui est de l'aimer et de nous aimer les uns le autres, même si parfois ce n'est pas toujours facile, nous avons de grande chance de trouver la vie, le bonheur, car une seule réalité ne passe pas et comble notre cœur fait à l'image de Dieu, c'est l'amour. Voilà le choix que nous propose notre Dieu lui qui mous aime plus que tout.

Présentement, je célèbre beaucoup de funérailles et j'ai la preuve que ceux et celles qui ont aimé demeurent des vivants dans le cœur de ceux et de celles avec qui ils ou elles ont vécu, signe de l'éternité dans laquelle ils ou elles sont entrés...

Bonne journée!

Hermel Lahey, ptre

 

 

EN CE DIMANCHE OÙ JÉSUS NOUS INVITE À LA PRIÈRE ET EN CETTE JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION, AVEC MÈRE THÉRÉSA PRIONS...PRIEZ CETTE PRIÈRE, ELLE EST TELLEMENT BELLE ET VRAIE...

« Aujourd’hui, Dieu aime tant le monde qu’Il vous donne, vous, Il me donne, moi, pour aimer le monde, pour être Son amour, sa compassion. C’est une si belle pensée pour nous – et une conviction – que vous et moi pouvons être cet amour et cette compassion. Savons-nous qui sont nos propres pauvres ?Connaissons-nous notre voisin, les pauvres de notre quartier ? Il est tellement facile pour nous de parler encore et encore des pauvres des autres pays. Très souvent, nous avons des gens souffrants, seuls, des gens – vieux, rejetés, malheureux – et ils sont près de nous et nous ne les connaissons même pas. Nous n’avons même pas le temps de leur sourire. Nos pauvres sont des gens merveilleux, très aimables. Ils n’ont pas besoin de notre pitié. Ils ont besoin de notre amour compréhensif et ils ont besoin de notre respect. Il faut que nous disions au pauvre qu’il est quelqu’un pour nous, que lui aussi a été créé, par la même main aimante de Dieu, pour aimer et être aimé. Amen. "

BON DIMANCHE!
HERMEL LAHEY, PTRE

 

VOICI MA RÉFLEXION POUR LE 29E DIMANCHE 2016
DIMANCHE 16 OCTOBRE 2016
PRIER SANS SE LASSER...

Comme moi, vous avez sans doute déjà vu des enfants avec leurs parents dans des Centres d’achat. Souvent on voit les enfants avec des yeux pétillants qui insistent auprès des parents pour obtenir tels ou tels objets qu’ils désirent de tout leur cœur.
Rappelons-nous, nous avons tous été des enfants et si nous demandons tant à nos parents, c’est parce que nous ne sommes pas autonomes, nous avons besoin d’eux, nous comptons sur eux pour presque tout. C’est pourquoi les enfants demandent tant à leur parent et sont souvent un peu fatigants.

Au niveau de notre foi, ne nous arrive t-il pas de ressembler nous aussi à des enfants? Nous avons besoin de Dieu pour tant de choses et nous le prions afin d’obtenir beaucoup de lui. C’est ce que Moïse fait dans la première lecture. Il prie pour son peuple. Il le fait si longtemps qu’il devient fatigué, il est obligé de s’asseoir. C’est Aaron et Hour qui tiennent ses bras levés pour la prière. Moïse ne désespère pas, il fait confiance, il est certain que Dieu va l’écouter.

Nous avons des exemples de personnes qui ne s’arrêtent jamais de prier. Il paraît que sainte Monique demanda au Seigneur pendant plus de vingt ans la conversion de son fils Augustin qui menait une vie de désordre. Elle n’a jamais perdu l’espérance et elle a fini par être exaucée. Augustin est devenu une grande figure de notre foi, un grand saint honoré dans les Églises chrétiennes.

Prier jusqu’à se fatiguer, c’est également ce que fait la veuve dans l’Évangile que nous venons d’entendre. Elle revient sans cesse à la charge, ne se gêne pas pour intervenir auprès du juge afin que ce dernier lui fasse justice, qu’il réponde à son appel. Le juge est tanné d’entendre les gémissements de cette femme. Il finit pat lui donner ce qu’elle demande.

Or Dieu comme le dit Jésus est beaucoup plus grand et bon que ce juge de l’Évangile, il est la bonté même. Nous pouvons avoir la certitude qu’il finit toujours par répondre d’une façon ou de l’autre à la prière ses enfants.

La Parole entendue en ce jour nous invite il me semble, à ne jamais hésiter à demander tout à notre Dieu pour nous-mêmes, pour les personnes que nous aimons, pour celles qui souffrent, pour la paix dans le monde.

Cette Parole nous invite à ne pas hésiter, même à être fatigant vis-à-vis de Dieu et même à nous fatiguer par la prière.

Voici une prière qui me vient à l’esprit et au cœur en ce dimanche :

« Seigneur, écoute-moi!
Dans ton Évangile, tu nous invites souvent à prier.
Aujourd'hui, je me demande comment je réponds à ton invitation.
Je connais toujours mes formules de prières apprises dès mon enfance.
Je les récite encore en certaines circonstances, sans trop influencer le quotidien de ma vie.
Prier, Seigneur, je crois que c'est d'abord aimer, c'est aimer se rencontrer, toi et moi, dans un dialogue, où nous pouvons échanger vraiment nos sentiments, comme deux êtres qui s'aiment et qui se le disent.
On entre dans la prière avec son cœur, non pas avec des mots appris comme une leçon, mais avec ce que l'on vit. Prier, Seigneur, n'est-ce pas écouter ta Parole. Reste-t-elle gravée dans ma mémoire, comme une belle parole d'amour, que tu as bien voulu nous adresser, pour nous permettre de goûter au bonheur, que tu nous promets?
Prier, Seigneur, c'est regarder mes frères et sœurs comme tu les regardes.
Comment pourrais-je te dire mon amour, si je garde dans mon cœur de l'incompréhension, de la rancune, du mépris, de l'indifférence?
Prier, c'est pardonner, et pardonner, c'est aimer. Oui, Seigneur,
Je te le demande sincèrement : apprends-moi à prier. C'est ainsi que j'apprendrai à aimer, toi, le premier et mes frères et mes sœurs, qui ont besoin de ton amour et du mien. » Amen.

Hermel Lahey, ptre, Le 16 octobre 2016
BON ET BEAU DIMANCHE À TOUS!

 

MADAME ROSE-ALMA DUBÉ SÉNÉCHAL

ST-JEAN-DE-DIEU

LE 15 OCTOBRE 2016

 

HOMÉLIE

 

Chers amis, le départ de notre sœur, madame Rose-Alma arrive en ce moment de l’année où il se passe un grand changement dans la nature qui nous entoure. Notre sœur, pendant ses 96 ans de vie s’est probablement émerveillée comme nous devant ce changement. Quand on prend le temps de s’arrêter et de regarder cette nature, nous pouvons y découvrir il me semble, un grand message, celui-là même de Dieu et peut-être celui que notre sœur veut nous laisser elle aussi pour nous aider à accepter de nous séparer d’elle que nous aimions tous et qui nous aimait.

 

Il y a quelques semaines, les arbres qui nous entourent étaient recouverts de feuilles. Ces feuilles, lorsqu’elles sont apparues, étaient signe de printemps, de renouveau. Pendant tout l’été, elles nous ont apporté leur ombre lors des journées pleines de chaleur et de soleil, leur murmure lors des brises légères nous invitant à la paix. Voilà qu’aujourd’hui, elles  changent de couleurs et tombent lentement à nos pieds.

 

En les regardant, il peut y avoir en nous un sentiment de tristesse, de nostalgie. Tout semble terminé, pourtant, elles demeurent porteuses de vie car nous savons qu’elles vont fertiliser le sol et contribuer à faire que dans quelques mois nous verrons à nouveau la naissance de nouvelles feuilles. Nous assisterons alors à une résurrection, un retour à la vie.

 

Selon moi, chaque personne, madame Rose-Alma, chacune et chacun de nous, nous ressemblons à l’une ou l’autre de ces feuilles. Un jour, nous naissons à la vie, nous apportons la joie dans le cœur de nos parents et dans la famille qui nous accueille. Tout au long de notre vie, nous sommes invités à faire profiter les autres de l’ombre de notre amitié et de notre amour, du murmure de nos espérances et de nos joies.

 

Comme ces feuilles aux milles couleurs, nous sommes appelés à faire profiter les autres de nos richesses, de nos talents, de nos possibilités. Et puis, pour nous aussi arrive un jour l’automne. Comme ces feuilles, nous quittons mais nous demeurons encore porteurs et porteuses de vie. D’autres vont profiter de notre passage. Même dans notre mort, nous sommes pleins de vie.

 

Pour moi, ce message de vie se vérifie dans la vie de notre sœur madame Rose-Alma. L’hommage entendu en début de célébration nous l’a bien démontré. Oui, notre sœur ressemblait à l’une ou l’autre de ces feuilles d’automne. Elle a partagé avec vous des joies, des espérances, de l’amitié, du courage. Elle était pleine d’amour, d’accueil, de générosité pour toutes et tous. Elle était intelligente, débrouillarde, créative, habile dans plusieurs domaines. Elle vous a fait profiter de ses talents. Elle laisse derrière elle quelque chose, vous toutes et tous qui êtes là autour d’elle ce matin..

 

Les différents souvenirs que vous garder d’elle dans vos cœurs deviennent comme la certitude qu’elle n’est pas dans le néant. Comme ces feuilles qui nourrissent la terre, elle vous laisse des valeurs qui nourriront  votre vie, des valeurs qui vont vous aider à continuer de vivre. Comme ces feuilles mortes qui vont renaître au prochain printemps, elle est appelée à renaître à quelque chose de plus grand, de plus beau car nous sommes faits pour l’infini comme notre Créateur.

 

C’est ce message que Jésus, celui qui a traversé la mort pour être à jamais vivant,  nous livre à travers ces mots que nous venons d’entendre.

 

Ne soyez pas bouleversés, n’ayez pas peurs quand je serai allé vous préparez une place, je reviendrai vous prendre avec moi et là où je suis vous serez vous aussi...

 

Notre sœur est appelée à partager avec Jésus ce monde nouveau dont nous parle Saint-Jean dans le livre de l’Apocalypse, ce monde où Dieu essuie toutes larmes, où il n’y a plus de cris, de douleurs et de mort.

 

Que cette Parole nous donne la certitude que notre sœur est dans ce monde nouveau. Qu’elle nous aide à continuer notre route en n’oubliant jamais que nous sommes invités à faire bénéficier les autres de nos richesses, de nos grandeurs, de nos beautés comme les feuilles des arbres. Que le Seigneur nous bénisse, que la Vierge Marie conduise elle-même dans la lumière de Dieu notre sœur madame Rose-Alma.

 

En terminant je laisse à votre cœur ces pensées qui rejoignent le message de notre Dieu.

 

Ceux et celles que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient mais ils sont toujours et partout là où nous sommes.

Je suis dans :

Un millier de vents qui soufflent

La lumière du soleil sur le grain mûr

La douce pluie de l’automne

L’envol des oiseaux dans le calme du matin

La douce étoile qui brille dans la nuit.

Je suis dans ces mots si doux, si beaux : la tendresse et le souvenir.

 

Amen.

 

Hermel Lahey, ptre

Le 15 octobre 2016